Reprenons…
Sortie de Death Valley donc, et il reste encore deux heures de route à faire avant ma prochaine destination. Pas d’inquiétude de ce côté-là, car j’ai finalement assimilé le système des routes américaines: même la plus petite route dessinée sur la carte, traversant des montagnes, est équivalente pour nous à une autoroute. Ca sera donc tout droit et très facile. Indeed.
C’est donc parti. La fatigue commence à se faire sentir, mais la journée n’est toujours pas à la moitié. Milieu du désert toujours, pas un chat, ah si, en fait, je m’arrête au Mc Donald’s sur le passage et je dors 15mn dans la voiture. La route continue, paysage toujours aussi admirables à contempler. Et soudain, au loin, je vois…
Un peu de route sera encore nécessaire, mais me voici bel et bien, à 14h, à l’entrée de Las Vegas ! Et là pour le coup, je m’offre une descente du Strip (la rue principale avec tous les hôtels) en décapotable. Une visite touristique assez géniale puisque gérée par moi-même, donc même si j’ai loupé des choses je ne m’en voudrai pas, je n’ai que 30mn à disposition.
Je précise que cette balade est sympa, se retrouver en plein centre de Las Vegas à descendre le Strip toit ouvert, woaw. Et puis, ce sont les images que nous voyons dans tous les films. Encore une fois, mais cette fois c’est en vrai, et même pas besoin de lunettes 3D pour y voir sortir de la télé.
Mais l’heure tourne et je dois rendre ma voiture avant de m’embarquer pour le Grand Canyon. Je me rends à l’aéroport, et depuis l’aéroport, je prends l’autoroute (de l’aéroport) pour me rendre au centre de location de voitures (de l’aéroport). Vingt minutes de route (dans l’aéroport) pour y arriver. Le simple centre de location de voitures est aussi grand que l’aéroport de Genève. Les Etats-Unis…
Mon vol pour le Grand Canyon est à 16h. C’était le seul moyen de faire tenir la visite dans mon emploi du temps, sans oublier le fait qu’enfin, magique, pour la première fois je vais voler en hélicoptère. Nous embarquons, et départ…
Il faut 45mn de vol pour rejoindre le Grand Canyon. La route se fait en plein milieu des curiosités locales, environnement désertique vu de dessus avec tout d’un coup, au centre de tout ça, la ville de Las Vegas. Magnifique. Nous passons par la curiosité locale, le Hoover Dam.
Ce barrage retient les eaux du Colorado et a permis de créer un lac artificiel, Lake Mead. Il ressemble assez à la Méditerranée, c’est immense. On le survole pendant genre 20mn et c’est toujours lui. Ce lac artificiel permet de contrôler les eaux du Colorado mais, surtout, il fournit le réservoir d’eau qui alimente Las Vegas. Et on se doute qu’il en faut.
Le barrage n’est pas inutile non plus. Il a permis de créer le lac, mais surtout, il fabrique de l’électricité hydraulique. Et c’est cette énergie qui alimente Las Vegas. En fait, seulement le 20% de la production du Hoover Dam suffit à alimenter tout Las Vegas ! Le reste est revendu, de sorte que le barrage est sacrément rentable. Malheureusement pour Gian Carlo, Las Vegas, modèle de démesure américain, est alimenté entièrement en énergie renouvelable et donc totalement écologique ! Cassé.
Le pilote est très sympa et nous raconte tout ce qui lui passe par la tête. Sans nous en apercevoir, nous arrivons au Grand Canyon.
Il faut savoir que ces enfoirés d’écolos (qui, j’en suis convaincu, se sont aussi opposés à la construction du barrage en son temps) se débrouillent pour interdire l’accès au Grand Canyon aux hélicoptères et avions. Une question de pollution et de bruit soi-disant (c’est vrai que vu le monde qui habite dans ce trou… :-p). Nous suivons donc un itinéraire hautement réglément. Mais c’est joli, et profond.
L’étape géniale du voyage… Nous atterrissons au fond du Grand Canyon. Je sais pas comment dire d’autre que woaw. C’est profond, et nous, on va tout au fond ! Et c’est encore plus impressionnant une fois qu’on est dedans et qu’on le regarde d’en bas.
Cerise sur le gâteau, c’est le moment du pique-nique. Ca tombe bien moi qui oublie de manger depuis que je suis arrivé aux USA, nous avons un petit moment. Sandwichs, chips, coca (light évidemment, ils savent recevoir) et surtout, les verres de champagne. La petite bouffe au fond du Grand Canyon, voilà un point sympa dans la journée. Sans compter que, fidèle à mon habitude, je suis fan de l’hélicoptère.
Vol de retour pour Vegas avec d’autres paysages plutôt surprenants, des roches volcaniques à perte de vue, c’est magnifique. Vous regarderez les photos imprimées dans mon album photo car là j’ai encore trop de choses à vous montrer.
Le retour se conclut par un survol du Strip. Départ à « Downton Las Vegas » (la ville historique) et remontée de tout le Strip avec les hôtels modernes. Très joli.
On passe même tout près de la Stratosphere Tower, cette fameuse tour super haute avec un restaurant panoramique au sommet… Mais surtout des attractions. Et c’est rigolo de voir les gens assis dans un wagon se faire lancer dans le vide. C’est super terrorisant ouais ! Personne dans l’hélicoptère n’aurait le courage d’y aller. C’est là que le pilote nous fait remarquer qu’on est encore plus haut qu’eux, qu’on ne tient qu’à une hélice et qu’on regarde par terre avec un grand sourire. Il a pas tort, mais non.
Le paysage est sympa et les anecdotes aussi. Un hôtel a trois dauphins dans une piscine, ils viennent d’avoir un bébé. Il y a vraiment de tout ici.
Il est 19h et la visite est terminée, nous atterrissons. Comme chaque autre passager de l’hélicoptère, je me fais arnaquer par la photo souvenir à 20$. Mais c’était finalement une bonne chose, car le temps que je récupère mes affaires après l’accident de car qui se fera dans deux jours et demis, c’était mon seul souvenir. La fatigue se fait sentir, pourtant je ne suis debout que depuis 14h dont 8h de route et 2h de voyage aérien.
Ce n’est pas fini car après la journée il y a la nuit. Et Las Vegas la nuit, c’est joli…
Aurais-je poussé le vice jusqu’à reprendre un hélicoptère ? Ben oui, je suis insatiable et prêt à tout pour m’envoyer en l’air une deuxième fois (hum….). Ceci dit, Las Vegas, surnommée la ville lumière, vaut le coup d’être regardée depuis en l’air.
Comme nous le dit le pilote, « Where else in the world can you see that ? ». He’s right. Le Strip, avec les hôtels, est tout petit vu du ciel. C’est vraiment très concentré. Mais il y a tout autour…
Nous sommes aux Etats-Unis et donc les gens habitent dans des maisons individuelles construites à la chaîne. Vu le nombre de travailleurs dans la région, les maisons sont tout simplement des champs de maison tout autour. En gros: des lumières à perte de vue, au milieu de nulle part. Allez-y, il faut le voir. C’est vrai, c’est juste incroyable. Et très romantique pour ceux que ça intéresse.
Je remercie mes quatre derniers jours de jeûne, trop occupé à visiter pour manger, car apparemment les personnes les plus légères vont à l’avant de l’appareil. Je me suis donc retrouvé, pour les deux vols, au premier rang, vue complète uniquement pour moi. Sympa…
Mon vol est à minuit, après 19h d’une journée qui n’en finit plus mais qui est absolument incroyable et fascinante. Je retourne à l’aéroport et me prépare à décoller, j’aurai 6h30 de vol dont 1h30 d’escale avec à peine le temps de changer d’avion, avec le décalage horaire j’arriverai à 9h30 à New York, en pleine journée. Finalement j’arriverai à dormir deux heures pendant la nuit, ce qui fait que j’ai l’impression extrêmement sympathique d’être toujours la même journée même si on est demain (ça semble incompréhensible, mais je vous jure, c’était bien le bordel dans ma tête).
Une journée incroyable et extrêmement remplie. Elle devra donc faire l’objet de deux billets, pour tout vous raconter… Tout commence au réveil à 4h30 et un départ de l’hôtel à 5h30 (oui, je suis une vraie fille, je me prépare) direction: la Vallée de la Mort. Le programme prévoit de finir à Las Vegas, huit heures de routes sont attendues, suivies d’un tour au Grand Canyon, ce sera un jour chargé.
Avez-vous déjà vu un lever de soleil ? Oui, évidemment. Mais sur la Sierra Nevada, c’est très joli. La route commence évidement de nuit mais, avec les kilomètres et l’avancement de l’heure, les couleurs changent petit à petit, les montagnes se dessinent et s’habillent de tons matinaux… C’est vraiment joli, ce d’autant que je suis plutôt seul en ce dimanche aux aurores (ce qui permet de ne pas être trop regardant sur les limitations de vitesse).
Je suis, à n’en point douter, au Far West tel qu’on le connait. Les paysages sont comme dans les films: longues étendues semi-désertiques, montagnes à perte de vue. Je traverse même Lone Pine, une ville qui a servi au tournage de plusieurs westerns. La route est longue, mais c’est beau et surtout dépaysant de le voir de ses propres yeux.
J’entre officiellement à 8h dans Death Valley (oui, déjà 2h30 de route). Comme son nom l’indique c’est une vallée, donc entourée de montagnes. Il faut d’abord monter au sommet avant de redescendre. La route est d’abord montagneuse, avec quelques curiosités sur le passage.
Je suis dans le désert et les cactus sont mes amis. On se croirait vraiment dans Lucky Luke, certains paysages me rappellent les dessins de la bande dessinée. La route est tout simplement vide, je croise une voiture en une heure. Pas tout le monde s’appelle Rémy et fait son planning comme moi. Pour les photos c’est plutôt une bonne chose: je vois un paysage qui me plait, il me suffit de m’arrêter en plein milieu de la route, pas besoin de parking, et de sortir de véhicule faire ma photo.
Après une longue route de montagne, et une longue descente, j’arrive enfin dans la vallée. Des panneaux indiquent l’altitude, car une des caractéristiques de Death Valley, c’est d’être majoritairement en-dessous du niveau de la mer. Le plus marrant est donc le(s) panneau(x) « sea level », qui se trouve(nt) être… au sommet d’une descente ou d’une montée ! Me voici donc en pleine plongée.
La route dans la vallée continue. J’arrive à Furnace Creek, le « village » au centre de la vallée, à 9h30 (oui, 4h de route, dont 1h30 dans Death Valley ont été nécessaires). La température est, comme les guides touristiques le disent, impressionnante mais encore supportable. Enfin il fait quand même très très chaud, aux environs de 35 degrés, et n’oublions pas qu’il n’est que 9h30 du matin. C’est étouffant, je ne reste pas trop longtemps hors de la voiture.
Death Valley porte bien son nom. Je ne sais pas comment faire ressortir, par l’écriture, cette ambiance particulière de se retrouver au milieu d’une immense vallée (je ferai 2h30 de route au fond… c’est bien grand) sans rien dedans… Vide ! Et avec une chaleur étouffante tout autour. C’est, véritablement, un autre monde (et sans réseau natel évidemment). On ne se croit plus vraiment sur terre, c’est ailleurs. Pendant quatre heures, je n’étais plus avec vous. Ce n’est pas rhétorique, vraiment. C’est autre chose.
Une halte à Zabriskie Point me permet à nouveau de franchir quelques murs de protection et prendre de jolies photos d’un paysage… lunaire. C’est la première fois que je vois ça. Et sous cette chaleur, la sensation est encore plus prenante. Encore une fois je suis sur une autre planète. Le temps n’est plus.
Je peux prendre la route 190 qui est la plus importante et qui se dirige direct vers la sortie, à l’est, ou la route 127 qui continue le parcours jusqu’au fond de la vallée avant de sortir au sud. Mon lever aux aurores me donne du temps. Je prends donc la route la plus longue, je ne veux pas ressortir de cet endroit qui m’enveloppe complètement et me fascine depuis déjà bientôt deux heures. C’est tellement fort, que je dois y rester le plus longtemps possible.
Ce choix me permet de passer voir les autres curiosités de la vallée. The Devil’s Golf Course, qu’on rejoint par une route en cailloux (m’en fous la bagnole est louée avec toutes les assurances possibles), est un paysage composé de blocs de sel durcis et « sculptés » par le vent. La superficie est immense. Assez dingue, mais surtout coupant (et comme un con j’y vais évidemment en tongs… mais il fait tellement chaud…).
Ce qui est fou comme sensation est qu’on circule dans la voiture, forcément complètement fermée et fraiche puisque climatisée, et tout d’un coup on s’arrête et on sort de la voiture. L’air chaud nous enveloppe alors immédiatement, c’est un choc à chaque fois, une sensation incroyablement prenante. Je suis époustouflé et ne m’en remets toujours pas. Je continue ma route…
Je me rends « au truc » à voir: Badwater Basin. Il s’agit du point le plus bas et le plus chaud de tous les USA. Il est à plus de 200m en-dessous de la surface de la mer ! Il fait vraiment chaud… Sans aucun doute les 40 degrés, mais pas en plein après-midi, non, à 10h30 du matin.
Cet endroit est un « lac » mais il n’y a pas d’eau, ce n’est que du sel. Oui, on se promène sur un lac de sel, c’est fou. C’est tellement fou que je me balade bien 20 minutes dans cet environnement indescriptible. Le soleil tape fort, très fort… il fait chaud, vraiment chaud… la température n’a pas cessé de grimper, heureusement que je suis venu le matin.
J’entame alors la route pour sortir de la vallée. C’est vraiment une immense vallée, on se rend pas compte comme ça mais c’est juste tellement grand ! J’avale les kilomètres (ou plutôt les miles) durant une éternité… Je suis à nouveau seul sur la route, je croiserai à peine cinq voitures en une heure. Et là je ne sors plus du véhicule, il fait trop chaud. Juste ouvrir la fenêtre remplit la voiture d’air étouffant et fait s’affoler la climatisation. Le paysage est pourtant superbe, c’est dommage que le climat ne permette pas de l’admirer des heures durant. Je conduis, là au milieu, le temps m’est compté mais j’aimerais qu’il s’arrête et me suspende dans ce paysage irréel.
Je sors finalement de Death Valley à 12h. J’y aurai donc passé 4h, mais avec tellement de choses vues, tellement plein les yeux, tellement de si indescriptible… Cette expérience m’a semblé une éternité. Ma journée pourrait s’arrêter là, mon voyage même, j’en ai vu tellement, je suis plein. Ce fut tout simplement bouleversant. Mais il me reste encore 2h de route pour rejoindre Las Vegas, alors je continue…
Mais là je ne vous ai parlé que du marin. Un matin donc je me souviendrai toujours. Un autre spectacle est à venir cet après-midi. La suite, au prochain billet…
Une journée entièrement pour le parc de Yosemite. Comment décrire Yosemite… C’est grand. Majestueux ! Hier je m’étais limité à la vallée en bas, aujourd’hui je traverse le parc dans son long, du sud au nord, en passant par les points intéressants qui sont sur la route. Si hier était dans la vallée, aujourd’hui est dans les sommets des montagnes.
Il est samedi il faut 30mn d’attente à l’entrée du parc, ce qui laisse le temps de décapoter la voiture! Il fait beau et pas trop chaud, le temps idéal pour profiter et frimer… Enfin, frimer, je suis tout seul hein.
Les parcs se visitent clairement en voiture. Il faut au minimum 1h (donc entre 1h et 1h30) de route pour aller d’un endroit à un autre… à l’intérieur du parc! Depuis l’entrée, rejoindre Washburn Point me prendra une bonne heure et demie. Mais ça vaut le coup d’oeil…
La photo ci-dessous vous est offerte grâce à cinq minutes d’escalade, non assuré bien sûr, et la frayeur d’être pris en chasse par un serpent à sonnettes. Ou tout du moins j’en suis convaincu (faut dire qu’il faisait du bruit le salaud dans les buissons !). Voici la Sierra Nevada (et moi)…
Il ne faut donc pas avoir peur de faire de la route, beaucoup de route, et en cela le choix de la décapotable était judicieux car cela permet d’avoir une vue beaucoup plus grande et panoramique même en conduisant. Et comme je conduis six à huit heures par jour… C’est comme se balader, avec le vent, les odeurs, en pleine nature mais en voiture! Inévitable vu les distances à parcourir.
J’arrive à Glacier Pont qui offre une vue magnifique mais est très touristique. Je passe donc les barrières et bricole un peu à flanc de montagne. Je me retrouve au bord du vide, en plein face à la vallée, seul sans un bruit. Génial… mais tellement casse gueule. Je n’ai pas pris de photo du vide car ma pauvre mère aurait rendu l’âme en la voyant.
Il est temps de reprendre la route et je me dirige vers la partie nord du parc pour emprunter la Tioga Road. C’est la route qui traverse toute la partie nord, elle est en assez haute altitude (8000 ft) et donc le paysage change un peu.
Tout le long de la route, je dois me retenir de ne pas m’arrêter toutes les cinq minutes pour prendre des photos. C’est magnifique, la vue est superbe, cette route (d’ailleurs fermée en hiver vu son altitude) est superbe.
Sur le chemin, un arrêt au lac Tenaya est un régal. Admirez les couleurs… et je ne vous parle pas de la vue…
Il me faudra 2h30 de route pour atteindre Tuolumne Mealows (pour ceux qui ont lu Harry Potter en anglais, je trouve que le nom pourrait très bien s’y trouver). C’est une immense prairie qui marque pour moi la fin de ma traversée de Yosemite car je vais sortir par le Tioga Pass, au nord ouest (3031 m d’altitude tout de même). Inutile de dire que ces derniers bouts de route se sont faits recapoté, température d’altitude oblige.
Mais ces 15 dernières minutes de route dans le parc vont me réserver des surprises. C’est sublime! Je ne veux pas partir. A plus de 9000 ft, le climat est splendide. D’immenses prairies, avec des lacs, des ruisseaux, une vue à couper le souffle… Pas de doute Tioga Pass est laborieux à rejoindre (enfin quand on est habitué à Giétroz, ça va) mais encore une fois, ça vaut le coup. C’est un parc à l’intérieur du parc.
Même sorti de Yosemite, les paysages montagneux restent éblouissants. Cette journée était vraiment magnifique et idéale.
Il y a encore de la route pour rejoindre Mammoth Lakes… Et un passage par Mono Lake est – encore – l’occasion d’un arrêt photo.
Je retrouve finalement les longues autoroutes au milieu d’une plaine, sur lesquelles on peut rouler une heure sans rien croiser!
Le grand truc: Yosemite. Il n’y a pas à dire. C’est une autre dimension qu’ici dans le sens où il faut bien compter dix heures de route dans le parc pour faire les sites principaux. Le plus magnifique dans tout ça reste le Tioga Pass, qui ouvre les yeux sur un climat de haute montagne en plein milieu de ce parc incroyable.
Le truc marrant: il y a des incendies dans le parc le long de la route pour Glacier Point. Ça sent fort le pin brulé, on se croirait dans l’odorarium de Cressy.
Enfin, grosse journée demain. Mais c’est une autre histoire, et je vous garantis qu’elle vaut la peine (je le sais déjà car j’écris ce billet avec un jour de retard :-p).
Aujourd’hui, départ pour le parc national de Yosemite. Ce qui veut dire conduire aux Etats-Unis, une nouvelle expérience. Et une décapotable aussi. Bon allez, on y va…
Évidemment San Francisco est toujours pris dans les nuages et il pleut. Autant dire pas beau mais c’est pas grave, c’est comme à Genève, il n’y a qu’ici qu’il fait mauvais et il suffira de s’éloigner un peu pour trouver le beau temps. Prise donc de la décapotable et hop départ en suivant l’itinéraire préparé le matin: I580 puis I205 puis HW120, vous y comprenez rien moi non plus alors finalement j’ai suivi la bagnole de devant et ça a pas trop mal été, une fois sorti de SF il y avait des panneaux avec exactement ces chiffres-la écrits dessus tout le temps. Simple la conduite aux USA, il faut reconnaitre.
Sortie de la ville par le Bay Bridge, qui n’est pas le Golden Gate mais qui est bien plus long et carrément sur deux étages. A mon avis il est beaucoup plus impressionnant, c’est surement parce que j’ai conduit dessus. Ensuite, ben il fait grand beau (et chaud) et c’est l’autoroute. Chez nous elles font 4 à 6 voies, ben ici aussi sauf que c’est dans chaque sens. Les sens sont souvent complètement séparés, on passe au milieu de nulle part en plus il n’y a pas de voitures qui vont en sens inverse.
La conduite est tranquille généralement c’est 55 ou 65 mph donc péniblement 100km/h. Dans les routes après c’est 35 ou 45 mph, super lent… Autant dire que j’ai pas vraiment respecté, au cas où on me demande pourquoi je dirai que j’ai pas compris les panneaux, ben ouais je suis pas anglophone. Allez, un petit arrêt et je vous la montre cette décapotable:
La route pour Yosemite est longue… ça prend beaucoup de temps. Mais c’est joli. En fait le parc est une vallée entourée de montagnes donc il faut monter au sommet, pour ensuite redescendre tout au fond. Le climat est assez désertique.
L’ascension des montagnes est tout de même une étape riche en magnifiques paysages et je ne résiste pas au plaisir de m’arrêter prendre des photos.
Au total j’en ai quand même pour 4h30 de route et un beau mal de crâne en arrivant en bas du parc (je prends la conduite beaucoup trop à coeur, en même temps c’est le stress de la première fois quoi, ça arrive encore, eh oui). Enfin la vallée de Yosemite est en vue.
Deux curiosités vues aujourd’hui. Le truc est assez simple, en bas de la vallée on prend des bus navettes qui vont de station en station et après au prix de 15 à 30 mn de marche (ce qui n’est pas peu dire avec la bouffe américaine dans le bide) on peut faire de jolies photos. Évidemment je commencerai par les chutes d’eau.
Ensuite je me dirige vers Mirror Lake. Il faudra 30 mn de marche depuis l’arrêt de bus mais tout d’un coup j’arrive dans ce magnifique endroit et je suis complètement seul. Incroyable pour ce parc aussi fréquenté. Entre l’odeur des pins, le bruit de la forêt (également appelé silence), la vue incroyable et mon mal de tête qui disparait enfin grâce à mes anti-inflammatoires… Woaw. J’en perds mon français (pas grave de toute façon y’a personne avec qui papotter).
L’heure de rentrer arrive et c’est sous des couleurs de coucher de soleil que j’entame les 1h30 de route pour sortir du parc (oui, il faut remonter toutes les montagnes) + 30mn pour trouver une ville à coté ou dormir.
De passage au sommet, impossible de ne pas s’arrêter pour garder un souvenir de cette vue.
Retour demain pour aller voir d’autres endroits que j’espère sympathiques dans les alentour. Dans l’immédiat il est 21h30 et toutes ces émotions (oui, j’en ai) me terrassent et je me couche directement. Je vais certainement me faire réveiller par quelques SMS pendant la nuit (ben oui pour vous c’est la journée).
Le grand truc: arriver à Mirror Lake totalement seul et voir ces immenses montagnes tout autour d’un coup au virage du sentier.
Le truc marrant: j’ai conduit une décapotable !
Enfin, pour être honnête j’ai préféré me protéger et garder la capote pour profiter de la climatisation…
Première journée dans cette belle / petite / rigolote (j’y reviendrai) ville, après les tracasseries de l’administration fédérale américaine (pour une fois je n’ai pas informé la planète entière par SMS, mais 1h30 à la douane, ça vous fout les boules en travers de la gorge comme si elles ne sont pas déjà assez serrées pendant 15h d’avion; passons).
San Francisco n’est donc pas une ville américaine, c’est trop petit. Les rues sont petites, la majorité des constructions sont résidentielles et ne font que deux étages. On se croirait en Europe surtout depuis qu’à Genève la moitié de la population parle anglais et l’autre moitié une autre langue, ben c’est pareil ici vu qu’il n’y a que des touristes. Du coup ça ne dépayse pas trop pour commencer.
Donc ce matin et à midi il faisait beau ce qui était quand même le but et a permis de découvrir un peu la ville à pied et notamment ses fameux « cable cars » en vrai !
Ceci dit il y a inévitablement un sentiment fort sympathique, c’est de se trouver dans un film. Vu le nombre d’histoires américaines qu’on a regardés au cinéma, certaines inévitablement tournées à San Francisco, l’impression est saisissante.
L’après-midi est dédié à un tour en bisses curiosités de la vite, curiosités un peu étouffées par le brouillard qui est apparemment assez fréquent en été. Clairement, ça vient d’un coup, de plein ciel bleu on voit des nuages arriver sur la baie (c’est assez magnifique à voir d’ailleurs ce brouillard qui arrive et qui entoure tout, heureusement ceci dit car c’est la dernière chose qu’on voit évidemment). Les vues seront donc un peu estompées.
Quoi qu’il en soit on y arrive finalement et il va falloir traverser le Golden Gate Bridge (en car toujours bien sûr, merci ma phobie de l’océan il y en a déjà tout autour alors je vais pas EN PLUS sortir du bus; et d’ailleurs il fait froid).
Comme vous le voyez le temps a l’air magnifique. Et puis tant qu’on y est autant vous prouver que j’y suis bel et bien:
Pour rentrer à l’hôtel, passion des funiculaires oblige (et âme de touriste aussi), je prends enfin un cable car. Et là c’est génial ! Quand je pense qu’à Genève on a les TPG…
Ces machins s’arrêtent à chaque carrefour pour faire descendre et monter les passagers. Comme c’est une attraction touristique il y a pas moins de 45mn de queue au terminus car tout le monde veut faire le coup et les exploitants ne semblent pas très pressés. Mais bon, en bon excité impatient je m marche au carrefour suivant et hop je saute dedans.
La première moitié du trajet est en montée (forcement, plus bas c’est la mer, je vais pas y aller quand même). Et faut voir que le machin, il grimpe plutôt sec. La ville est pire que Lausanne, ça grimpe (et descend) vraiment fort. Quand on s’élève, on gagne une superbe vue sur la baie et notamment la prison d’Alcatraz (et le brouillard).
Quand on arrive en haut, ça redescend. Jamais vous n’aurez cette vue dans un tram, à Genève quand ça descend trois mètres ils y arrivent pas. Mais comme vous le constatez ici ça descend tellement sec qu’on voit plus la route:
Il y a vraiment des touristes qui n’en peuvent plus, et qui prennent une gueule d’imbécile heureux juste grâce à un funiculaire. Ben oui mais c’est comme dans les films !
La journée se terminera par du shopping chez Abercrombie, forcément…
Pour résumer…
Le grand truc : Le Golden Gate Bridge.
Le truc marrant : Un cookie au beurre de cacahuète et chocolat !
Et sinon, ça fait quand même trois fois au starbucks en une journée…
A la revoyure !
Billets d’avion, voiture et hôtels. Enfin ! C’est réservé. Du coup le programme est fait et prêt. Un petit avant-goût ?
17 août : Départ de Genève à 12h et arrivée à San Francisco à 19h15… tout ceci pour quinze heures de vol au total sur 16h15 de trajet, mais grâce au décalage horaire ça ne prend que 7h15 !
18 août : Journée à San Francisco.
19 août : Départ de San Francisco pour le Parc national de Yosemite. Nuit là-bas.
20 août : Suite de la visite à Yosemite et trajet vers Mammoth Lakes pour la nuit.
21 août : Départ de Mammoth Lakes vers 4h du matin traverser le Parc national de Death Valley et arriver à Las Vegas en début d’après-midi. Tour en hélicoptère au Grand Canyon (pas le temps de faire autrement, et puis c’est cool). Avion pour New York à minuit…
22 août : Arrivée à New York à 9h30 (pourtant le trajet ne prend que 6h30). Journée à New York avec une longue sieste.
23 août : Journée shopping au « Woodbury Common Premium Outlets« .
24 août : Départ pour Washington et visite.
25 août : Visite du Parc national de Shenandoah la journée et retour à New York la nuit.
26 août : Journée à New York. Vol retour à 18h30.
27 août : Arrivée à Genève à 10h30.